1) Des épandages massifs et destructeurs

Suite aux opérations d’épandage de l’agent orange, les stratèges et les scientifiques ont constaté que les objectifs fixés à l’origine ont été atteints.

Ainsi, la jungle du delta du Mékong a été sévèrement touchée ;  au total plus du dixième de la surface de la forêt du Sud Vietnam et 50% des mangroves du delta du Mékong ont été aspergé de défoliants (majoritairement de l’agent orange).

Ces défoliations ont réussi à détruire la végétation qui était la meilleure couverture pour les partisans mais insuffisamment pour détruire tous les abris. Ces largages n’ont pas eu l’impact psychologique attendu, les rebelles et les paysans n’ayant pas ressenti les largages comme dangereux à la différence du Napalm ou des bombes habituelles. Les victimes vietnamiennes des défoliants ont mis du temps à comprendre la responsabilité de l’agent orange dans les maux (les divers problèmes de santé liés au contact avec la dioxine) qui les tourmentaient.

Cependant, les ravages occasionnés dans les forêts ont permis de fabriquer d’immenses clairières qui ont servis utilement aux américains (et leurs alliés), ceux-ci récupérant les territoires aspergés pour installer des postes avancés en territoire hostile ou pour se servir des clairières comme « Landing Zone » (voir partie I-b). De ce côté on peut dire que du point de vue purement militaire, l’utilisation de l’agent orange peut être considéré comme un parfait succès, les objectifs posés initialement ayant tous été atteints. Mais du côté humanitaire ce fut un désastre ayant entraîné de 2,1 à 4,8 millions de victimes réparties dans 20 000 villages.      

 

Sur le terrain, les soldats américains s’aperçurent de l’impact des défoliants sur la végétation et sur les infrastructures clandestines des partisans. En effet, durant l’opération «the grinder» (opération « broyeur ») qui fit suite à l’opération Ranch qui fut la plus grande opération d’épandage d’agent orange de toute la guerre, selon les estimations plus du 1/8 de la surface totale de la surface du Delta du Mékong fut aspergée soit 2.000 hectares.

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